Coup de frein pour les voitures électriques en 2024

(12.02.2025) Le marché automobile suisse a enregistré un recul de 5% en 2024 en glissement annuel. Les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont chuté de 12,5% et de 10,4% respectivement, selon l’association faîtière des importateurs auto-suisse.
Le nombre de voitures immatriculées au cours de l’année 2024 en Suisse et au Liechtenstein s’est élevé à 239'535, soit 12'679 de moins qu’en 2023 (-5%) en glissement annuel. Une tendance qui s’est confirmée en fin d’année. En décembre 2024, le nombre d’automobiles neufs mis en circulation ont reculé de 5,9% en glissement annuel.
Les véhicules à propulsion alternative (électrique, hybride, semi-hybride ou hybride rechargeable) sont toutefois parvenus à des niveaux records, atteignant une part de marché de 61,6%. Cette croissance s’explique par le succès des moteurs hybrides et semi-hybrides (+17%), qui représentent 33,6% des nouveaux véhicules en 2024 (+6,3 points). À l’inverse, les moteurs électriques (46'141, -12,5%) ou hybrides rechargeables (20'801, -10,4%) ont essuyé un recul.
Selon auto-suisse, les modèles électriques ou hybrides rechargeables ne constituent que 28% du marché. Le communiqué de l’association faîtière souligne que ce chiffre résulte notamment de la suppression – le 1er janvier 2024 – de l’exonération de taxe à l’importation accordée aux véhicules électriques, ainsi que de la décision du parlement d’exclure le renforcement de l’infrastructure de recharge privée dans la loi sur le CO2. Adopté en mars 2024, ce texte définit la politique climatique fédérale pour la période 2025-2030. Il impose une réduction des émissions moyennes des nouveaux véhicules de 58% pour les voitures et de 70% pour les camions. Si ces objectifs ne sont pas respectés, les importateurs s’exposent à des sanctions.
Le directeur d’auto-suisse Thomas Rücker appelle les autorités à prendre des mesures pour faciliter la transition vers les moteurs électriques. L’objectif est notamment d’éviter que des sanctions ne se répercutent sur les prix de vente. Il demande notamment des tarifs de recharge plus avantageux, un accès plus simple à des bornes de recharge à domicile et une suspension de la taxe à l’importation sur les véhicules électriques.