En 2000, le Conseil fédéral avait prévu d'adapter une circulaire de l'Administration fédérale des contributions pour faciliter l'usage des options de collaborateurs aux nouvelles entreprises. En effet, l'imposition se déroulait en principe au moment de l'octroi de l'option. Pour les collaborateurs des nouvelles entreprises, cela signifiait qu'ils devaient payer l'impôt alors que les risques de voir disparaître cette entreprise ou son cours chuter et donc de perdre l'option étaient très importants. Les cantons s'étant opposés à cette modification, un projet de loi a été préparé par une commission d'experts puis mis en consultation. Le message du 17 novembre 2004 sur la loi fédérale régissant l'imposition des participations de collaborateurs51 propose de taxer les collaborateurs au moment de l'exercice de l'option, le montant de l'impôt étant réduit en fonction de la durée de la détention et de la durée de blocage de l'option.
Cet outil de l'option présente un intérêt pour les nouvelles entreprises, car il permet, à faible coût et sans risquer de diluer le capital, d'associer les employés aux gains futurs qui seront réalisés grâce à l'augmentation de la valeur de l'action de l'entreprise. Le nouveau système d'imposition n'étant pas limité aux seuls collaborateurs des start-up mais concernant aussi les cadres des grandes sociétés, le projet de loi a été très critiqué en tant que moyen de privilégier une minorité en détournant les règles appliquées à l'imposition du revenu. Après avoir été accepté par le Conseil des Etats en mai 2005, le projet a été partiellement modifié par le Conseil national, et la Commission du Conseil des Etats a demandé à l'administration fédérale de préciser combien de personnes peuvent jouir de tels avantages afin d'apprécier l'ampleur éventuelle des diminutions d'impôt. Le projet est donc pour l'instant bloqué.