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(27.05.09) La récession favorise des pratiques commerciales inquiétantes. Selon une enquête menée dans 22 pays européens auprès de 2'200 employés par le cabinet Ernst & Young, 25% des participants européens et 20% des participants suisses jugent acceptable de donner un bakchich pour obtenir du travail.
Tout aussi alarmant, la moitié des personnes interrogées en Europe et 40% des personnes sondées en Suisse estiment qu'un ou plusieurs comportements contraires à l'éthique sont acceptables. L'étude révèle même que 8% des Européens considèrent le fait de déformer les performances financières de leur entreprise comme justifiable pour survivre aux perturbations économiques actuelles. Le pourcentage s'élève à 2% en Suisse.
Le cabinet souligne que les fraudes sont davantage visibles car «l'effet masquant» de la croissance a disparu en ces temps de crise. La pression subie par les cadres pour maintenir le niveau du chiffre d'affaires et des bénéfices s'intensifie, ce qui favorise la tentation à recourir à la fraude.
L'enquête révèle que le pessimisme semble gagner l'Europe: plus de la moitié des personnes interrogées (53% des Suisses et 55% des Européens) pensent que les pratiques frauduleuses vont s'accentuer dans les années à venir.
Selon les personnes sondées, tous les échelons de la direction des entreprises sont concernés par le problème. En Suisse, 71% des participants émettent des doutes quant à l'intégrité des dirigeants de leur entreprise, la moyenne européenne se situant à 69%.
Enfin, les deux tiers des participants en Suisse estiment que les patrons devraient être tenus personnellement responsables des défaillances dues à la fraude sous leur direction.
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